Entretien avec Hoggwash

Hoggwash est l’un de tes nombreux projets. Comment a-t-il vu le jour ? Combien de musiciens sont impliqués ?
A l’origine, Hoggwash a été créé par William Mackie du label Caerllysi Music. Il s’est inspiré des légendes du Rock, du Hard Rock comme Uriah Heep, Supertramp, 10 cc, Manfred Mann, etc… Au départ, je me suis trouvé impliqué parce que je pouvais apporter une aide à William au niveau de la production, de l’enregistrement des morceaux, mais très vite notre amitié a débouché sur une étroite collaboration et dans ce projet musical nous nous sommes retrouvés en fait impliqués tous les deux au même niveau. Hoggwash est donc devenu - Will Mackie & Antony Kalugin – les autres intervenants ont été spécialement sélectionnés lors de sessions de musiciens que vous connaissez déjà pour leurs participations au sein de mes deux autres projets que sont Sunchild & Karfagen.


Comment définirais-tu la musique d’Hoggwash par rapport à Sunchild & Karfagen ?
Je dis souvent que HOGGWASH est plus « classique » ou peut-être devrais-je dire plus « vintage » d’un point de vue vocal que les 2 autres projets, Karfagen étant principalement du prog symphonique instrumental et Sunchild du néo prog.

J’ai lu que Hoggwash symbolisait « la lumière au bout du tunnel ». Pourquoi avoir choisi ce nom ?
Will Mackie : Le nom est juste un jeu de mots en anglais nous rappelant qu’il ne faut pas se croire supérieur aux autres, que nous sommes tous égaux.

Votre 1er album “The Lost Horizon”” fut considéré à sa sortie comme un grand album de rock progressif. “Spellbound” est-il la suite de ce concept-album ? Will, peux-tu nous parler de la pochette ?
Will Mackie : Le 3ème et dernier volet reprendra l’histoire dans son intégralité. Donc « Spellbound » est un pont entre les 3 albums. Espérons que tout sera limpide lorsque l’histoire aura été contée entièrement. En ce qui concerne la pochette de l’album, elle a fait l’objet d’une longue discussion entre Antony et moi-même. Lorsque vous la regardez, vous pouvez en faire une interprétation aussi simple que complexe ! A la base, elle représente l’attirance de l’Homme pour le Jeu depuis sa création, c’est universel et ce quel que soit l’époque. Nous pourrions tous nous assoir à cette table et jouer. Le personnage principal de notre histoire a vécu sa vie au travers un dédale de jeux. On peut aussi y voir des références spirituelles et bibliques, mais là c’est une toute autre histoire ! Je voulais juste que chacun trouve du plaisir en faisant l’acquisition de cet album, peu importe l’interprétation qu’il en ferait.


Antony, tu es très créatif, tu fais un album par an… quels sont tes projets dans un futur proche ?
Je viens de terminer le dernier Album de KARFAGEN « Magician`s Theatre”, qui est un album-concept de rock progressif symphonique instrumental. C’est à ce jour l’album le plus rock de KARFAGEN. Sa sortie officielle est le 19/05. Après on verra…en attendant nous reprendrons la route cet été pour la France.

Sunchild était programmé en octobre 2013 au Prog 66 Meeting (Verviers, Belgique). Hormis Sergeï, tes musiciens n’ont pu obtenir de visa pour venir en Belgique. Et là, nous avons vu arriver sur scène à tes côtés, Pascal Gutman, Kiko King, Mathieu Spaeter & Franck Carducci. La surprise fut excellente car l’alchimie a bien fonctionné et le concert fut très réussi. Peux-tu nous en parler un peu ?
Oh oui ! Jouer avec ces musiciens en Belgique fut une expérience fantastique ! Ce sont devenus de bons amis et ils ont bien voulu jouer avec moi en tant que « AKP International Band ». On a renouvelé l’expérience en France dans une petite ville où vit Pascal Guteman.On aura peut-être l’occasion de remettre ça un de ces quatre à Crescendo. En tout cas, ils en ont tous vraiment envie ! Mais notre collaboration ne s’arrête pas à des concerts. Mathieu, le guitariste de Franck Carducci a participé au dernier album de Karfagen de même que Pascal sur certains morceaux. Et j’espère bien avoir Kiko sur l’un de mes prochains albums – J’aime sa façon de jouer, puissante et énergique. Il a fait du bon boulot au sein de CAST – groupe de prog mexicain bien connu.


Chaque année depuis 2009, vous conduisez pendant 5 jours pour venir à St Palais sur mer. Te souviens-tu de la 1ère fois que tu as joué au festival ?
Ce fut d’abord un très long voyage… incroyable… 3500 km dans 2 voitures ordinaires !!! Douanes, hôtels et la route toujours et encore, mais on la fait ! La récompense ? Une belle amitié est née avec l’équipe de Crescendo, nous avons découvert un formidable public très réceptif, le soleil de Charente-Maritime et l’air vivifiant de l’océan. C’est à chaque fois un beau voyage qui nous laisse tellement de bons souvenirs. Parmi les concerts vus à Crescendo, quel est celui qui t’a le plus impressionné ? Chaque année le festival nous réserve de belles surprises, des découvertes auxquelles on ne s’attendait pas. Tous les groupes valent le détour et sont d’un sacré niveau. Il n’y a qu’à voir la réaction du public pour comprendre. Mais je dois reconnaitre que deux groupes m’ont davantage marqué que les autres… SYLVAN en 2010 et JELLY FICHE en 2011.


Peux-tu nous citer quelques groupes de prog français que tu apprécies ?
J’aime beaucoup ANGE, NEMO, LAZULI, GENS DE LA LUNE, ELORA pour n’en citer que quelques-uns. Ils ont chacun leur propre identité et sont tous très sympas !

Et la dernière question… que penses-tu de la France et de sa nourriture en général ?
J’aime la France ! C’est un pays tolérant avec de magnifiques paysages, un patrimoine historique, des gens accueillants, et bien sûr une nourriture délicieuse, bien que je n’aie encore jamais goûté aux huîtres. Il y a une variété incroyable de fromages et de vins ! J’ai hâte d’y revenir en août. Je ne rate jamais une occasion de visiter votre beau pays et cette fois encore, je suis vraiment très content de revenir à Crescendo. Qu’il continue encore longtemps !