BIOGRAPHIE CRESCENDIENNE : Francis Reix

Francis REIX, c’est celui qui tient les cordons de la bourse de l’association Crescendo, mais pas que…il a plusieurs cordes à son arc. Faisons ici plus ample connaissance.


A quand remonte ton 1er festival Crescendo  en tant que simple spectateur ? Quels souvenirs gardes-tu de cette 1ère fois ?
Je n'ai pas connu le festival en tant que spectateur, mais en tant que guitariste. En 2002, nous avons joué avec MORRIGAN mon groupe de l'époque. Ce fut un moment magique pour moi. Vivre quelques jours avec des gens qui ont la même passion musicale fut inespéré. Mon plus beau souvenir, ce fut les discussions avec les autres musiciens, les bénévoles , Seb, sa famille et Jean-Claude. En rentrant de St Palais cette année-là, avec Marie, nous nous sommes dit : « On y reviendra, c'est sûr ! ».

Tu es le mari de Marie, la co-présidente. Le festival Crescendo est donc pour vous une « affaire de famille ». Quand as-tu intégré l’association Crescendo ? Qu’est-ce qui t’a donné envie de t’ investir  dans cette folle aventure ?
J'ai intégré l'association en 2003, j'ai suivi Marie dans cette démarche, nous étions convaincus que le combat pour faire perdurer ce festival magique et progressif devenait aussi le nôtre. Notre amitié avec Sébastien et Jean-Claude nous a aidés à nous investir toujours plus, nous aimons le petit village de St Palais. Cela fait donc d'une pierre deux coups. On adore se retrouver à St Palais plusieurs fois par an. Mais le plus fort dans cette aventure c'est l’énergie positive qu'il en reste, les rapports humains y sont très forts aussi bien avec toute l'équipe de bénévoles et techniciens qu'avec les musiciens et festivaliers.

Francis, tu es le trésorier de l’association Crescendo. Depuis quand occupes-tu ce poste ? Peux-tu nous parler de ta fonction ô combien vitale mais délicate par ces temps de disette ?
J'occupe le poste de trésorier depuis 2009, suite au départ du précédant trésorier. C'est un poste compliqué, qui occupe toute l'année (compte-rendu, demandes de subventions…). La conjoncture actuelle ne simplifie pas les choses et y a de quoi en perdre les cheveux (de toute façon, il m'en reste encore !).


Tu as une double casquette car, pendant le festival, tu œuvres à la technique. C'est quoi exactement une journée type de Francis pendant ces 3 jours intenses ?
Ça commence tôt le matin et ça finit tôt le matin aussi… C'est beaucoup de manutention : Instruments, sono, changements de plateau mais j'ai toujours avec moi une équipe de choc. C’est aussi beaucoup de discussions en anglais avec les musiciens (merci Crescendo, mon anglais s'améliore d'année en année, et je suis parti de très bas). Il y a des fois des galères sur le timing des changements de plateau, sur les besoins en matériel… Je râle beaucoup mais en bout de course, grâce à tous et aussi à notre bonne étoile, on trouve toujours les solutions.

Quel est ton meilleur souvenir de concert ? Et pourquoi ?
Il me semble que c'est pendant le passage de Pain Of Salvation. Le Métal venait rejoindre le Prog et je crois qu’un changement était en train de s'opérer parmi le public et les adhérents. Les fans de Métal Prog ont découvert le Prog cette année-là, et surtout les fans de Prog ont pu s’ouvrir au Métal Prog pendant ce concert. L’alchimie avait opéré !


Peux-tu nous citer 3 groupes que tu aimerais voir programmés dans un prochain festival ?
Porcupine Tree, Yes - mais hélas cela me paraît impossible - et le Steve Hackett Band.

As-tu une anecdote à nous raconter ? Un souvenir marquant ?
Des souvenirs marquants et des anecdotes, j’en ai un plein caddie. Pour n’en raconter qu’une : en 2007, Lazuli a joué au festival et Hassan Hajdi le guitariste de Ange était présent, il a d’ailleurs fait un jam avec Lazuli sur scène. Nous dormions Marie et moi dans une tente, et Hassan dans une tente à côté de la nôtre chez Sébastien. Vers 3h00, Marie me dit : «J’entends du bruit »… Effectivement on entendit surgir de la nuit un « SCRATHHHH », et la tente se mit à bouger. Une voix chuchota : « Ce n’est pas sa tente… ». Je sortis de la tente et là je vis Ged le guitariste de Lazuli, qui tenait un rouleau de scotch de scène, il voulait enrouler la tente de Hassan avec son scotch et c’est sur la nôtre qu’il entreprenait sa besogne, bien sûr Hassan est sorti de sa tente et on a fini la nuit à rigoler et à discuter.

Nous allons fêter cette année les 15 ans de Crescendo en dépit d’une conjoncture difficile et des coupes dans le budget que cela implique. Malgré tout, comment souhaiterais-tu voir évoluer le festival  ces prochaines années ?
Nous en parlons souvent avec Marie ma bien- aimée, comme elle la dit dans son interview : Plus de sponsors pour pouvoir offrir un groupe à plus gros budget ! Et obtenir une subvention européenne, pourquoi pas !

Quand as-tu commencé à t’intéresser au Rock Progressif ? Quels sont les groupes qui t’ont donné envie d’écouter du Prog ? Aimes-tu d’autres musiques ?
Etant au collège et au lycée dans les années 70. Le Hard Rock, le Rock Psychédélique et le Rock progressif furent mes musiques de jeunesse. En seconde, je jouais dans un groupe de reprises de Led Zeppelin, Deep Purple, Santana, Steve Hillage, etc… et c’est tout naturellement que j’ai composé des morceaux de Rock aux multiples influences : le Rock Progressif m’avait contaminé. J’ai écouté tout ce qui était Prog dans les années 70, mais c’est Yes qui fut le groupe qui m’influença le plus. Bien évidemment toutes les musiques peuvent m’intéresser.


Tu fais partie d’un groupe qui se nomme « Rappelle Toi Demain ». Peux-tu nous en parler un peu ? De quel instrument joues-tu ?
RTD qui a joué d’ailleurs à Crescendo en 2007, est mon groupe actuel, j'y suis guitariste, chanteur et Co-compositeur. C’est une histoire ce groupe. En 2003, après la fin de Morrigan, je voulais continuer à jouer du Prog mais avec mes anciens amis (époque de mes 17 ans). On s'est recontactés, et 3 des 4 membres du groupe de ma jeunesse 'Quadrature', se sont remis à « travailler » la musique. Quel pied ! Nos histoires musicales se sont complétées. Le 4ème membre du groupe, c'est à Crescendo que nous l'avons rencontré, c'est Petit Indien. Les bénévoles et beaucoup de festivaliers le connaissent. Notre éloignement les uns des autres et aussi un peu notre « petit cheveu dans la main », font qu'on travaille au ralenti mais avec énormément de plaisir !

Et enfin… la musique c’est bien mais as-tu le temps d’avoir d’autres passions ? Oui j'ai d'autres passions, entre autres : l'informatique et la programmation, c'est d’ailleurs devenu mon gagne-pain, et le poker.