À la rencontre d'Elora

Le groupe Elora s’est formé en 2004. Après quelques années de recherche musicale, les voici sur la voie du rock progressif.


Votre groupe s'est formé en 2004 et s'est enrichi de deux nouveaux membres en 2007. Vous avez été programmés au Prog Sud en 2010. On ressent que, après vous être cherchés musicalement, le fait d'être programmé dans un festival international de musique progressive représente une étape charnière de votre parcours. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?
Clairement oui, vous avez trouvé le mot « une étape », effectivement. Nous nous cherchions beaucoup même si les couleurs progressives pointaient toujours le bout de leur nez, le titre "désert" (le plus atypique et Prog de notre maxi 4 titres) ainsi que la programmation au "PROG SUD" nous ont doucement poussés vers notre premier amour qu'était le Prog.

Quel accueil vous a réservé le public lors du festival et après ? Avez-vous eu de nouvelles opportunités après avoir effectué ce concert ?
Lors du festival, l'avant, le pendant et l'après concert ont été vraiment trippants. L’équipe du festival et ce public de passionnés (comme peu de styles peuvent en posséder) nous ont réservés un accueil fantastique et nous avons eu de très bonnes retombées. C'est de là que la machine s’est enclenchée. Hélas, nous avons dû annuler une invitation au Baltic Prog Fest deux mois plus tard... Changement de line-up, notre batteur (Seb) a dû nous quitter pour des raisons professionnelles et familiales... Mais la relève est arrivée quelques mois plus tard !

Quelles sont vos influences musicales, vos inspirations ? Quels groupes de Rock Progressif actuels appréciez-vous ?
Elles sont vraiment multiples et éclectiques : Julien (batterie) sera plus dans le Blues, le Rock : Popa Chubby, AC/DC .... Du gros son brut ! Vince (basse), le plus Rock ou Métal Progressif de nous tous, est fan inconditionnel de The Gathering, Opeth, Riverside ... Anastasia (chant) est très prog des 70s : Genesis, Pink Floyd, K.C, mais aussi des groupes très planants : Dead Can Dance ou Sigur Ròs. Patrice (clavier) est le plus jazzeux mais aussi assez pop : Sting, entre autres, et Clayderman ou la B.O de Pirates des Caraïbes... Ça c'est pour le taquiner. Quant à moi, Lionel (guitare), j'écoute énormément de styles différents. Ça peut aller de la Bossa Nova au Métal bien hurlant... Mais résolument rock tout de même, j’écoute beaucoup de groupes prog actuels tels que Sylvan, Rpwl, Jellyfiche, Cosmos ou Retrospective qui ont signé chez PPR. Mais aussi Sigur Ròs.


Comment composez-vous un morceau ?
Un morceau que l'on compose, j'ai l'habitude de dire que c'est comme un enfant, on ne peut le faire seul... Bon, la comparaison s'arrête là car en général dans un groupe on est 3, 4, 5, ou 6  et faire un gosse à autant euh, bon ...ben ....?!*?!*!!!!! Bon allez sans rire ... Somme toute, c’est assez classique comme méthode ... En règle générale, quelqu'un amène une idée trouvée chez lui, plus ou moins conséquente ... et de là en répétition, chacun apporte sa vision, son ressenti du moment. C'est une somme d’individualités qui, à un moment, se réunissent pour ne faire qu'un. Un titre, c'est une photographie de l'instant présent. Ce que nous écoutons, ce que nous ressentons à cet instant, faiblesse, joie, mélancolie, etc. se trouve là, figé dans le temps... C'est aussi ça, la force de la musique, rassembler les gens. Il y a de rares moments où l'osmose est telle qu'avec un son, un riff trouvé comme ça au local, tout le monde suit, se greffe et un titre nait d'un seul coup... C'est rarissime. Je ne me souviens pas que cela nous soit arrivé une fois !

Vous avez enregistré un album quatre titres en 2007 avec le Sound Suite Studio, puis un nouvel album en 2012. Comment décririez-vous votre évolution entre ces deux dates clés ?
 En 2007, le Sound Suite, c'était la découverte du studio et de ces moments si particuliers qui sont propres à l’enregistrement. En 2008-2009,  le groupe a commencé à faire beaucoup de live et à fidéliser son public. En 2009, nous sommes devenus artistes résidents de la salle de spectacle du Jas Rod (NDLR : salle de concert située aux Pennes-Mirabeau dans les Bouches-du-Rhône)... C'est à partir de là que nous avons travaillé le visuel dans des conditions optimales sous les conseils avisés du maître des lieux (Christian Magro). En 2010, c'est là que tout démarre avec le Prog Sud et aussi en commençant à donner une ouverture promotionnelle au groupe. Nous nous rendons compte que rester entre nos murs ne nous avancera pas à grand-chose et que nous devons diffuser largement notre son aux quatre coins de France et d'Europe... En 2011, Julien nous rejoint au poste de batteur et apporte son professionnalisme et son éclectisme derrière les fûts. Il prend également une part importante dans l'écriture musicale. Nous voici début 2013. Nous venons d'achever notre premier album avec encore Terje Refsnes (NDLR : producteur à la tête du Sound Suite Studio). A la production, ce gars est le 7è membre d'Elora, il sublime notre son. Nous avons le plaisir de vous annoncer que nous venons tout juste de signer sur le label « Progressive Promotion Records » (label allemand). Et nous serons sur d'autres festivals prog en 2013, mais chut ! Ce n'est pas encore officiel. Il semble que cette année soit un tremplin, à nous de bien le négocier...


 Quelle est la place du visuel dans vos concerts ?
 Anastasia apporte sur scène son deuxième art qu'est la danse... Elle donne de ce fait de l'imaginaire et de la volupté à nos lives. Quand la place sur scène le permet, elle enchante le public avec ses tenues et ses différents artifices. Une fan de Peter Gabriel ne pouvait se contenter d'un seul costume.

Que pensez-vous du festival Crescendo ? Qu’attendez-vous de votre passage sur scène ?
Le festival Crescendo fait partie des gros évènements sur le circuit européen du prog. De grands noms y ont été programmés. Tout le monde nous parle de cet accueil, de ce lieu magique face à l'océan, "le Woodstock français". Du coup, on a super hâte d'être dans l'ambiance de cette édition. Comme lors de chaque passage sur scène, nous cherchons à nous faire plaisir car c'est la seule manière de faire plaisir au public. Comme pour le Prog Sud, c'est une nouvelle marche...